Culture

Une journée au « Livre sur la Place » 2021 à Nancy

Hello à tous !

« La lecture est une porte ouverte sur un monde enchanté » écrivait François Mauriac et ici je vous ouvre une porte pleine d’espoir, pleine de rencontres et d’échanges, à Nancy en Lorraine, avec cette nouvelle édition du

Chaque année, le salon littéraire de Nancy – Le Livre sur la Place, parrainé par l’Académie Goncourt, accueille des centaines d’auteurs contemporains et des milliers d’amoureux de la lecture. Le Livre sur la Place, c’est un rendez-vous apprécié depuis 1979 par les écrivains, les libraires et par le public. Le Livre sur La Place, c’est l’un des plus gros événements de la ville. En parallèle sur ces 3 journées ont lieu de nombreuses manifestations :  expositions, débats, entretiens, animations, lecture,  l’occasion de voir plusieurs personnalités.

Direction le chapiteau déployé sur la Place de la Carrière à 2 pas de la Place Stanislas, à notre arrivée le samedi matin, le ciel lourd et nuageux s’est dégagé pour nous offrir une journée ensoleillée.

Une table nature avant l’entrée du chapiteau

Malgré une première impression la foule n’était pas encore trop dense.

Radios et TV retransmettaient cet événement et l’occasion pour moi de voir de près un cadreur steadicam ce système qui permet des vues fluides et stables.

Plus de 500 auteurs invités sur les stands des librairies. Je ne vous en présenterais que 2 : Éric-Emmanuel Schmitt, Aurélie Valognes.

Nous avons choisi de rencontrer une auteure la romancière Nina Bouraoui découverte le matin même dans le journal local l’Est Républicain qui lui laissait commenter les articles du journal en tant que rédactrice en chef d’un jour. Nous avons été sous le charme, (je ne sais pas si c’est le mot du ressenti) de son Edito. Je vous transmets le texte complet que je n’ai pas pu couper sans enlever le vrai sens

PUISSANCE DE LA TENDRESSE

Je ne sais pas si le bonheur existe ou s’il disparaît aussitôt apparu. Je ne sais pas comment il surgit et de quoi il est composé. Je ne sais pas s’il se gagne, se mérite, se transmet. Je ne sais pas si nous avons conscience du bonheur une fois perdu ou si nous parvenons à le reconnaître quand nous nous baignons dans sa source.

Existe-t-il un grand bonheur ou une multitude de petits bonheurs ? Et si le bonheur se rangeait dans un tiroir secret de notre chambre-cerveau ? Tiroir qu’il suffirait d’ouvrir et de refermer pour regagner une part de légèreté et de poésie perdue. Et si le bonheur n’était plus naturel, s’il fallait le provoquer, l’implorer ? Et surtout, s’il ne pouvait plus naître de nos abandons et de notre égoïsme ?

Et si l’ultime félicité était d’avoir enfin compris que le malheur est collectif et que nous, hommes et femmes, sommes à bord d’un seul et même vaisseau ? Et que la plus grande des victoires serait de reconnaître l’autre comme son prochain à qui il faut tendre la main et non comme un ennemi qui menace ? Et si le bonheur sacré était de s’affranchir de nos frontières mentales, de nos peurs et de nos préjugés ?

Ne cessons jamais de nous tenir en lisière du malheur du monde pour le comprendre et le soigner, ne cessons jamais d’observer l’éternel retour de la folie des hommes pour le prévenir et l’empêcher, ne cessons jamais de construire des ponts invisibles entre nos croyances et notre ignorance, ne cessons jamais de grandir ensemble, les uns avec les autres et les uns pour les autres, ne cessons jamais de nous étonner, de chercher et de nous surprendre et n’oublions jamais que nous aimons et pleurons d’un seul et même cœur.

Je crois au pouvoir des larmes qui rassemblent. Je crois en la puissance de la tendresse.

Parmi ses oeuvres nous avons choisi Otages le portrait d’une femme d’aujourd’hui, courageuse et puissante, que le quotidien empêche de vivre libre.

Après un bon bain de chaleur sous le chapiteau (qui comporte aussi une partie Livres enfants où notamment les dessinateurs auteurs font des dédicaces avec dessins très appréciées des jeunes ou moins jeunes), en route pour notre resto habituel.

Salade César pour moi

Une grande table de 12 personnes réservée derrière nous s’est soudainement remplie de 12 auteurs dont Nina Bouraoui et entre autres Philippe Torreton qui présentait un livre et faisait une lecture à 18 h.

Pause Place Stanislas

Les revêtements or des grilles du maître serrurier Jean Lamour (1698-1771) brillaient sous le soleil, j’avais l’impression qu’ils venaient d’être restaurés, je les aime ces coqs-lanternes

A l’année prochaine pour de nouvelles rencontres !

©2021 by le blog de Jodanelle

25 commentaires sur “Une journée au « Livre sur la Place » 2021 à Nancy

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